De drôles de retrouvailles

– Bonjour Matheo tu me reconnais ?

– Non pas vraiment …

– Yaatik begla (imbécile va !) je suis madame Serfati, la voisine du beau-frère de ta tante qui a accompagnée l’amie de ta sœur au mariage du cousin de Saïda !

– ….. (septique)

– La mère de Fortuné !

– Ha oui ….

– D’ailleurs, notre rencontre n’est pas due au hasard … Fortuné m’envoie, elle te passe le bonjour !

– Ha oui …. (sur un air moins emballé) … Fortuné … ça fait bien un an que je ne l’ai pas revue … il me semble que c’était à une soirée ou elle nous avait cuisiné des petits fours … elle n’était quasiment pas sortie de la cuisine la pauvre … comment va-t-elle ?

– Ça va, ça va … Je peux passer voir tes parents ?

– Quand vous voudrez, passez ce soir si vous voulez. Mais pourquoi voulez-vous les voir ?

– Aïe ya ya … Tu n’as pas une petite idée ?

– Non … je devrais ?

– Et un petit bout de chou de 4,5 kilos barkala … ça te dis rien ?

– Mais de quoi parlez-vous?

– Du bébé de Fortuné ..

– Ha Fortuné a un bébé ?… Mabrouk (félicitations) … … Fortuné a réussi à trouver un mari. Remarquez, tout est possible de nos jours. Qui est le fou ?…… l’heureux élu ?

– … Toi !

– … (abasourdi par la nouvelle) … Comment ça moi ? …

– Mais pourquoi tu deviens blanc comme du couscous sans sauce ? C’est pas grave au contraire , je t’apprécie beaucoup.

– Mais ça fait bien un an que je n’ai vu Fortuné.

– Elle a fait une grossesse spéciale … c’est nouveau ça vient de sortir…t’es pas au courant ?

– Non par vraiment …

– Une semaine t’es enceinte … l’autre semaine … tu te reposes … ça peut durer 18 mois…

– Ils en font des progrès….Non mais qu’est-ce que je raconte … je ne suis pas le père !

– Tu sais je vais finir par croire que tu ne nous aime pas … moi et ma fille …

– C’est pas ça … (le téléphone sonne) … Excusez-moi !

– ….

– Bonjour Fortuné … Comment ? Que je demande à ta mère qu’elle arrête de terroriser tes amis ? Je suis le cinquième cette semaine. Que je lui dise que si elle continue tu vas devenir lesbienne…

– Mais ma fille, t’as 34 ans … la seule solution qu’il te reste pour trouver un mari c’est de lui faire peur !

David, Yan, Mamadou et Matheo font une partie de rami tunisien.

– David : Dis Matheo, t’as besoin d’un boulier ?

– Matheo : Arrête ! Je me concentre.

– C’est pas les soldes en ce moment ?

– Quel rapport ?

– J’ai vu des cerveaux en promo si tu veux … (clin d’œil à Mamadou)

– Mamadou : Matheo, tu descends ?

– Matheo : Et pour quoi faire ?

– Ça fait 10 minutes qu’on attend !

– C’est que je ne veux pas vous jeter n’importe quelle carte.

– Yan : On avait compris.

– Matheo : Je trouve que notre pari est trop dur. Je n’ai vraiment pas envie de perdre.

– Mamadou : Pourtant, ce n’est pas grand chose.

– Tu trouves ? Ecouter en boucle, pendant 2 heures, Enrico Macias chanter laï laï laï … tu n’appelles pas ça de la torture ? Yan ! Explique-lui à ce bhïïm* (âne)!

– Yan à Mamadou : Disons que pour nous, Enrico à fait danser nos grands-parents, nos parents, et qu’il est toujours là … on l’aime, mais au bout d’un moment … c’est un peu comme le couscous … tu comprends ?

– Mamadou : non, pas vraiment, j’aime Enrico et le couscous …

– Matheo à Yan : Voilà t’es content ? Maintenant c’est toi le bhïïm!

– David : Vous m’avez usé ! Matheo, tu nous la ponds cette carte ?

– Mamadou : A propos, il paraît que c’est l’œuf qui est arrivé avant la poule, j’ai entendu ça à la radio !

– Matheo : Il est ouf celui là ! Comment veux-tu qu’il y ait un œuf sans personne pour le pondre ?

– Mamadou : C’est ce qu’ils ont dit.

– Tu gobes ça sans broncher ? Ça ne te choque pas ?

– Yan : Qui gobe un œuf …

– …

– Mamadou : Il faut bien une explication à certaines choses. Je m’en contente.

– Si je t’affirme que Yan passe toutes ses soirées à se travestir juste parce que c’est son kif et qu’il adore mettre des strings même pendant la journée … tu me croirais ?

– Oui …

– Pourquoi ?

– Vu comment il se sape ça ne m’étonnerait pas !

– Yan : Mais ..

– Matheo : Tu ne prendrais pas la peine de demander à Yan ?

– David : Arrêtez de vous en prendre à Yan … le pauvre … Yan, je peux te poser une question

– Yan : Oui.

– David : Quelle couleur le string ?

Laï Laï Laï la …